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Un écolier sur dix victime de harcèlement.

mercredi 4 janvier 2012

Pour la première fois en France, une enquête a été menée par l’Observatoire international pour l’UNICEF sur la violence à l’école primaire et le bilan est percutant.

Les enfants n’ont jamais leur langue dans leur poche, c’est bien connu. Un élève un peu trop gros, un peu trop studieux, un peu trop différent et nos petits anges peuvent se révéler de véritables petits tyrans envers leurs camarades. Ce phénomène touche de plus en plus les tout petits. Âgés de 8 à 11 ans, 12% des élèves seraient victimes de harcèlement dont 5% de harcèlement sévère. Selon cette étude de l’UNICEF France, les chiffres sont valables pour toutes origines scolaires confondues. Les garçons sont tout de même plus nombreux à être agresseurs mais aussi victimes.

De la petite moquerie au déculottage en passant par le racket, les idées ne manquent pas. 16% des enfants disent avoir été affublés souvent ou très souvent d’un surnom méchant, 25% répondent avoir été injuriés, 14% avouent avoir fait l’objet de rejet de la part d’autres élèves et 7% souffrent de racisme fréquent. Pour les violences physiques, 17% affirment avoir été frappés par d’autres élèves souvent ou très souvent. Mais si chaque petite agression prise isolément a déjà des conséquences, c’est la répétition qui aggrave la situation.

Les problèmes peuvent également provenir des adultes qui entourent l’enfant dans son milieu scolaire. 13% des élèves estiment avoir été rejetés par un enseignant. 4,6% se disent victime de racisme de la part d’un adulte de l’école. Enfin 5,5% avouent avoir déjà été frappés occasionnellement par un adulte à l’école et 1,7% souvent ou très souvent. Alors que l’école primaire est une étape importante dans le développement et la construction de l’enfant, ces faits peuvent donc avoir des répercussions graves sur ces futurs adultes. Décrochage scolaire, absentéisme, perte d’estime de soi, tendance dépressive et suicidaire sont les conséquences sur le long terme.

Mais malgré ces difficultés rencontrées, l’école reste avant tout un milieu d’épanouissement pour nos enfants où 52% des écoliers se sentent tout à fait bien et 37% sont plutôt bien.

Malheureusement, ce qui se passe à l’école primaire perdure très souvent au collège

Un exemple parmis tant d’autres de harcellement au collège

bonjour, je suis père d’un enfant de 13 ans qui est la victime d’insultes quotidiennes d’un petit groupe de sa classe. humiliation permanente, crachats à la figure, lunettes cassées, sac de cours retrouvé à la poubelle etc la liste est longue.
Il existe un meneur de la bande, nous avons contacté les parents, charmants, qui ont bien pris en compte notre demande et ont parlé à leur fils. Nous avons invité ce gamin à passer une journée chez nous, il était réticent mais est venu et tout s’est passé pour le mieux. les problèmes ont continué malgré tout à l’école pendant des mois.

Le comportement de mon fils à alors changé, ils se ronge les ongles jusqu’au sang, ses notes sont en baisse car "ça craint d’avoir de trop bonnes notes" !! il se fait ridiculiser par la "bande" car il va lire à la bibliothèque de notre ville. Il stagne au piano (il est en 2eme cycle de conservatoire), il oublie tout au point de se faire "coller" souvent parce qu’il manque sa calculatrice etc. Bref, rien d’extraordinaire jusqu’au jour où il s’est mis à hurler au milieu de chaque nuit, en criant souvent "non, non, arrêtez !". Il ne se souvient jamais le matin de ses terreurs nocturnes mais au bout de quelques jours, ses mots prononcés la nuit nous ont bien indiqué qu’il se battait avec les autres collégiens dans ses rêves.
Une enseignante l’avais également trouvé caché dans les escaliers, en larmes, suite à une nouvelle humiliation.

J’ai alors contacté le père qui a été une fois de plus particulièrement à l’écoute et nous a rassuré sur la suite, et a parlé le soir même à son fils.
J’en informe le mien et ça semble plutôt le rassurer, la nuit se passe sans encombre.

le lendemain matin, sur le trajet de l’école, il a mal au ventre, puis au bras... il me confie qu’il redoute des représailles pour en avoir parlé à son père.
Vous devinez la suite, la sortie d’école se fait avec une tête de six pieds de long, il me confie que le meneur est venu le voir en se moquant de lui, lui demandant "alors, il parait que je te terrorise la nuit", et le raconte à la bande qui vient le voir en lui disant "le pauvre petit, il est terrorisé".
Et là, Papa se fache ! interpelle le meneur devant l’école, je lui explique de manière très peu sympa que je ne tolérerais plus cela, que jusque là j’avais interdit à mon fils de lui coller une volée même si ses copains se jetteraient sur lui, et que rien ni personne ne m’empêcherait d’aller déposer une plainte pour harcèlement à la police.
J’ai franchement engueulé le gosse devant l’inefficacité de ses parents. Le soir, je reçois un appel du père furieux me disant que j’avais agressé son fils physiquement et qu’il allait porter plainte...
c’est le monde à l’envers. Je lui ai expliqué, (si il m’a entendu) que l’on ne portait pas plainte pour engueulade, par contre pour harcèlement, oui !
J’ai un autre témoignage d’un autre élève qui subit, à moindre échelle, pas mal d’humiliations de ce même groupe. Il souffre de dyslexie mais il fait une tête de plus que les autres donc une retenue s’impose quand même !

A CONSULTER

Article proposé par A. SANANES Infirmier scolaire


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Directeur de publication : Caroline Tallec